Accueil/Blog/Bimi : 30 pourcent de marge récupérée sur Uber Eats en 12 mois

Étude de cas · 9 min de lecture

Bimi : 30 pourcent de marge récupérée sur Uber Eats en 12 mois

Comment un restaurateur toulousain a remplacé Uber Eats et Deliveroo par sa propre plateforme de commandes en ligne. Le calcul exact, ce qui a marché, ce qui a foiré.

5 mai 2026

Le constat de départ : 30 pourcent de marge envolée

Bimi Sushi est un restaurant indépendant à Toulouse. Le gérant nous contacte fin 2023 avec un constat simple : sur chaque commande passée via Uber Eats ou Deliveroo, il perd entre 25 et 35 pourcent de son prix de vente en commission.

Sur un panier moyen de 25 euros, ça représente 6,25 à 8,75 euros qui partent à la plateforme. Multiplié par 50 commandes par jour, ça fait 300 à 440 euros de marge perdue PAR JOUR. Sur un mois, on parle de 9 000 à 13 000 euros qui ne reviennent pas dans le restaurant.

Les commissions ne sont pas le seul problème :

  • ·Les coordonnées clients restent chez la plateforme. Impossible de relancer un client régulier directement.
  • ·Le restaurant apparaît dans une marketplace où il est en concurrence directe avec 200 autres sushi de Toulouse.
  • ·Les marges étant rabotées, il faut soit augmenter les prix (et perdre des commandes), soit accepter de bosser plus pour gagner moins.

  • Ce qu'on a construit : Bimi

    On a conçu Bimi comme une plateforme SaaS dédiée aux restaurateurs indépendants. L'idée : remplacer en une seule solution le site, les commandes en ligne, les réservations, le programme de fidélité, la gestion d'équipe et le suivi HACCP.

    Côté commandes en ligne :

  • ·Un site à l'identité du restaurant, avec son nom, son logo, ses couleurs, pas une fiche dans une marketplace.
  • ·Commandes en ligne directement sur le site, avec paiement Stripe intégré.
  • ·QR code à table pour les commandes sur place sans serveur.
  • ·Connexion à HubRise et Zelty pour pousser les commandes directement dans la caisse.
  • ·Notifications automatiques au client à chaque étape (commande reçue, en préparation, prête).
  • ·Programme de fidélité par points, géré automatiquement.
  • Côté gestion :

  • ·Plan de salle interactif pour les réservations, avec confirmation et rappel SMS automatique.
  • ·HACCP digital : relevés de température, suivi DLC, exports PDF prêts pour les inspections.
  • ·Planning équipe, pointeuse, gestion congés, export comptable.
  • ·Tableau de bord analytics : CA en temps réel, produits qui se vendent, heures de rush.
  • Tout est centralisé dans une seule interface, pensée pour des restaurateurs, pas des développeurs.


    Le calcul exact des 30 pourcent

    Voici comment on est arrivé au chiffre vérifié de 30 pourcent économisés.

    Avant Bimi (Uber Eats + Deliveroo + commandes téléphone) :

  • ·Volume mensuel via plateformes : environ 1 200 commandes (chiffre client réel sur la moyenne 2023).
  • ·Panier moyen sur plateformes : 25 euros.
  • ·CA mensuel via plateformes : 30 000 euros.
  • ·Commission moyenne pondérée (Uber Eats 30 pourcent, Deliveroo 28 pourcent) : 29 pourcent.
  • ·Commissions versées par mois : environ 8 700 euros.
  • Après Bimi (commandes directes via le site, plateformes en parallèle réduit à zéro) :

  • ·Volume mensuel via Bimi : environ 1 100 commandes (la base s'est progressivement reportée).
  • ·Panier moyen sur Bimi : 27 euros (légèrement plus élevé car pas de pression baisse de la plateforme).
  • ·CA mensuel via Bimi : 29 700 euros.
  • ·Commissions versées : 0 euro.
  • ·Coût de transaction Stripe : environ 1,5 pourcent, soit 445 euros.
  • **Économie nette mensuelle :** 8 700 euros (commissions plateformes) moins 445 euros (Stripe) = 8 255 euros par mois.

    **Économie annuelle :** environ 99 000 euros.

    Sur les 12 premiers mois de production, le restaurant a effectivement économisé environ 30 pourcent de marge sur ses commandes en ligne par rapport à l'ancien setup. Les chiffres ont été partagés et validés par le gérant.


    Ce qui a marché

    1. La transition progressive, pas brutale.

    Pendant les 3 premiers mois, le restaurant a maintenu Uber Eats en parallèle. Puis a coupé Uber Eats sur les heures creuses. Puis complètement à 6 mois. Aucune perte de chiffre d'affaires sur le total, juste une bascule du canal.

    2. Le QR code à table.

    On ne s'y attendait pas autant. Les commandes en salle via QR code représentent 15 pourcent du volume après 6 mois. Plus rapide pour le client, moins de charge pour les serveurs en heures de pointe.

    3. La fidélisation.

    Le programme de points permet aux habitués de cumuler. Le pourcentage de clients réguliers est passé de "non mesurable" (pas de données sur Uber Eats) à 35 pourcent identifiables et relançables.

    4. Les avis Google après commande.

    Bimi envoie un SMS automatique 48h après une commande, avec un lien direct vers la fiche Google. Les avis sont passés de 35 à 180 en 12 mois, note moyenne 4,7. La fiche apparaît plus haut sur "sushi Toulouse" du coup.


    Ce qui a foiré

    Pas tout n'a été rose.

    1. Le SEO a mis 4 mois à monter.

    Les premières semaines, le restaurant n'apparaissait pas sur "sushi + son quartier" depuis Google directement. Il a fallu travailler la fiche Google Business (cf. notre article fiche Google Business) et le contenu du site pendant 4 mois pour que Google nous remonte.

    2. La formation de l'équipe.

    La pointeuse et le HACCP digital, c'était nouveau pour l'équipe. Il a fallu 2 sessions de formation et 2 ou 3 semaines d'adaptation. Au début, certains relevés ont été oubliés. Maintenant, c'est un automatisme.

    3. Les clients très âgés.

    Une petite partie de la clientèle (10 à 15 pourcent, surtout des seniors) préférait commander par téléphone. On a maintenu cette option, mais le réflexe de basculer vers le site n'est venu que progressivement, sur 6 à 12 mois.


    Reproduire pour un autre restaurant : par où commencer

    Si vous êtes restaurateur et que vous lisez ça, voici les étapes concrètes :

    Étape 1 : auditer votre situation actuelle.

    Combien de commandes par mois via plateformes ? Quelle commission moyenne ? Quel coût mensuel cumulé ? La plupart des restaurateurs sous-estiment ce chiffre de 30 à 50 pourcent.

    Étape 2 : décider du périmètre de la solution.

    Site simple plus commandes en ligne (4 à 6 semaines de développement) ? Ou plateforme complète avec HACCP, équipe, fidélité (10 à 14 semaines) ? La phase d'audit aide à décider.

    Étape 3 : développer ET déployer en parallèle des plateformes existantes.

    Pas de bascule brutale. Le nouveau site tourne, les commandes commencent à arriver, on ajuste. Quand le volume direct dépasse 50 pourcent du volume total, on commence à couper les plateformes.

    Étape 4 : entretenir la fiche Google Business et les avis.

    C'est ça qui remplace progressivement Uber Eats comme canal d'acquisition. Avoir 4,7 étoiles avec 200 avis sur Google bat largement une fiche perdue dans Uber Eats.


    Combien de temps pour rentabiliser le projet

    Sur la base du cas Bimi Sushi :

  • ·Investissement initial : couvrant le développement, le déploiement et la formation sur 12 semaines.
  • ·Économie mensuelle après mise en route : environ 8 000 euros.
  • ·Retour sur investissement : 4 à 6 mois pour la majorité des restaurants ayant un volume similaire.
  • Plus le volume de commandes via plateformes est élevé aujourd'hui, plus le ROI est rapide.


    Pour qui Bimi est pertinent

    Bimi (ou un système similaire sur mesure) est pertinent si :

  • ·Vous avez plus de 30 commandes en ligne par jour via plateformes.
  • ·Votre commission moyenne dépasse 25 pourcent.
  • ·Vous voulez reprendre la main sur votre marque et votre clientèle.
  • ·Vous êtes prêt à investir dans la transition (cash + temps de formation équipe).
  • Si vous démarrez et faites 5 commandes par jour via plateformes, mieux vaut rester sur Uber Eats au début et basculer plus tard.

    Réserver un appel pour discuter de votre situation.

    Voir aussi : la page Bimi, le hub restaurants, le sous-hub restaurants à Toulouse, le service création SaaS.

    · Vous avez un projet ?

    Parlons-en.

    On répond à toutes les demandes sous 24h.

    Démarrer un projet