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Dépendre d'une plateforme : ce que ça coûte vraiment

Commission, visibilité, relation client, données : les quatre coûts d'une plateforme, et à partir de quand construire son propre canal devient rentable.

Livreur à vélo avec un sac de livraison sur le dos

Une plateforme, c'est un loyer

Une plateforme de commande, de réservation ou de mise en relation rend un vrai service : elle apporte des clients, tout de suite, sans effort de votre part. Au démarrage, c'est souvent le bon choix.

Le problème n'est pas la plateforme, c'est de n'avoir qu'elle. Le jour où elle change ses règles, vous n'avez pas d'alternative.


Les quatre coûts

La commission. C'est le coût visible, celui qu'on regarde. Multipliez-le par douze mois, puis par le nombre d'années que vous comptez rester.

La visibilité. Sur une plateforme, vous êtes une ligne parmi des dizaines, à côté de vos concurrents directs, souvent classés par un algorithme que vous ne maîtrisez pas.

La relation client. Le client réserve chez la plateforme, reçoit ses mails de la plateforme, et retourne sur la plateforme la fois suivante. Il connaît votre nom, mais son réflexe appartient à quelqu'un d'autre.

Les données. Coordonnées, historique, habitudes : ces informations valent cher, et elles ne sont généralement pas exportables.


Ce que je ne dis pas

Je ne dis pas qu'il faut quitter les plateformes. Elles apportent des clients que vous n'auriez pas eus, en particulier des nouveaux venus qui ne vous connaissent pas.

Ce que je dis, c'est qu'il est sain d'avoir aussi son propre canal, ne serait-ce que pour les clients fidèles. Ceux-là n'ont pas besoin d'un intermédiaire pour vous retrouver, et ce sont eux qui vous coûtent le plus cher en commissions.


Le calcul qui décide

Prenez vos commissions des douze derniers mois. Estimez la part qui vient de clients déjà fidèles, ceux qui seraient venus de toute façon. C'est cette part-là que votre propre canal peut récupérer.

Comparez-la au coût d'un outil à vous, avec ses repères sur la page tarifs. Si le calcul est serré, gardez tout sur la plateforme et refaites-le dans un an. S'il est net, la question mérite une vraie discussion.


Ce que ça donne quand on le fait

C'est exactement ce que fait BIMI : les commandes, les réservations et les cartes cadeaux arrivent sur le site du restaurant, à son nom, sans commission par commande. Bimi Sushi à Toulouse et Méréo à Rennes fonctionnent comme ça au quotidien, et rien n'empêche de rester présent ailleurs en parallèle.


Par quoi commencer, sans tout bouleverser

Un canal direct simple, mis en avant auprès des clients qui vous connaissent déjà : un site où l'on commande ou réserve en deux minutes, et une raison de le préférer. Les plateformes restent pour la découverte.

Le service application métier · quand construire se justifie

Faisons le calcul ensemble : 30 minutes en visio, sans engagement.

Un projet en tête ?

Un appel de 30 minutes ou quelques lignes par message, sans engagement.