La question n'est pas « sur mesure ou pas »
Quand une entreprise me contacte pour un logiciel sur mesure, elle a rarement envie d'un logiciel. Elle a envie que quelque chose arrête de lui coûter du temps : une double saisie, un planning que trois personnes modifient en même temps, des informations qui vivent dans quatre endroits différents.
La vraie question, c'est donc : est-ce que ce problème est commun à toutes les entreprises, ou est-ce qu'il vient de votre façon de travailler ? Si la réponse est « commun », un logiciel du marché fera mieux que moi, pour moins cher. Si la réponse est « notre façon de travailler », alors le sur mesure se discute.
Trois cas où construire se justifie
Votre métier a une règle que les logiciels ignorent. Un restaurant doit tracer ses températures pour l'HACCP, un transporteur doit rattacher des heures de conduite à des tournées, un cabinet doit garder une trace de qui a vu quel document. Ces règles ne sont pas des options qu'on active : elles décident de la structure de l'outil. C'est ce qui m'a fait construire BIMI, où les commandes, les réservations, le planning d'équipe et l'HACCP vivent dans le même outil, au nom de chaque restaurant.
Vous payez une commission sur votre propre activité. Beaucoup de plateformes prennent un pourcentage sur chaque commande ou chaque rendez-vous. Tant que le volume est faible, c'est confortable. Passé un certain niveau, vous financez chaque mois un outil qui ne vous appartiendra jamais, et dont les clients ne sont pas tout à fait les vôtres.
Vos outils ne se parlent pas. Un tableur pour les clients, un logiciel pour la facturation, une messagerie pour les urgences, un dossier partagé pour les photos. Chacun fait bien son travail, mais c'est vous qui faites la liaison, à la main, plusieurs fois par semaine. Le sur mesure sert alors moins à créer des fonctions qu'à les relier.
Trois cas où il vaut mieux acheter
Le besoin est le même pour tout le monde. Comptabilité, paie, signature électronique, messagerie d'équipe : il existe des produits sérieux, maintenus par des équipes entières, moins chers que tout ce que je pourrais écrire.
Le besoin n'est pas encore stable. Si l'organisation change tous les deux mois, construire un outil revient à figer une façon de travailler qui n'existera plus au printemps. Mieux vaut attendre, ou ne construire que la partie qui ne bougera pas.
Personne n'aura le temps de répondre à mes questions. Un outil métier se construit avec la connaissance du métier. Si l'équipe est en flux tendu et que personne ne peut me consacrer une heure par semaine, le résultat sera un logiciel générique de plus, et il finira inutilisé.
Comment trancher sans y passer trois mois
Prenez une semaine et notez, à chaque fois que ça arrive, les moments où vous vous dites « il faut encore que je recopie ça ». Notez aussi combien de temps ça prend et qui le fait.
Au bout d'une semaine, vous avez une liste. Trois cas de figure :
- La liste est courte et les tâches sont classiques : cherchez un logiciel du marché.
- La liste est longue mais tout tourne autour d'une seule opération : automatisez juste celle-là, avant de parler d'outil complet.
- La liste est longue et les tâches se répondent entre elles : c'est le cas où un outil à vous change vraiment quelque chose.
Ce que ça donne en pratique
Je livre par morceaux. La première fonction, celle qui libère le plus de temps, est en service en quelques semaines. Vous l'utilisez pour de vrai, vous me dites ce qui coince, et le reste se construit à partir de cet usage plutôt que d'un cahier des charges écrit à l'avance.
Le code vous appartient. Si un jour vous voulez confier l'outil à quelqu'un d'autre, rien ne vous retient.
Pour les repères de budget et de délai, tout est sur la page tarifs. Le détail de la méthode est sur la page développement sur mesure et sur le service application métier.
En résumé
Le sur mesure n'est pas un niveau de qualité supérieur, c'est une réponse à une particularité. S'il n'y a pas de particularité, il n'y a pas de raison de construire.
Si vous hésitez, parlons-en 30 minutes : je vous dis franchement dans quel cas vous êtes, même si la réponse est « achetez un logiciel du marché ».




