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Ce que doit contenir un devis d'application métier

Les sept points qu'un devis sérieux doit couvrir, les formulations qui devraient vous alerter, et comment comparer deux propositions qui n'ont pas le même prix.

Main signant un document au stylo

Un devis, ce n'est pas un prix

Un devis d'application métier sert à vérifier une chose : est-ce que le prestataire et vous parlez du même projet. Le montant n'est que la conséquence. C'est pour ça qu'un devis d'une page, avec une somme et trois lignes de description, ne vous protège de rien.

Voici ce que je m'attends à trouver dans une proposition sérieuse, la mienne comme celle d'un confrère.


1. Le périmètre, avec ce qui n'est pas inclus

La partie la plus utile d'un devis, c'est la liste de ce qui est exclu. Elle évite la conversation gênante du troisième mois. Si elle n'y est pas, demandez-la.


2. Ce qui est livré, et dans quel ordre

Un outil métier ne se livre pas en une fois. La proposition doit dire ce qui est en service en premier, et quand. Une date pour la première version utilisable vaut mieux qu'une durée totale qui ne vous engage à rien.


3. Ce qu'on attend de vous

Répondre aux questions, fournir vos documents, tester chaque livraison, désigner une personne qui décide. Ce n'est pas un détail : la moitié des retards viennent de là, et un bon devis le dit clairement.


4. La propriété du code et des données

Une phrase suffit : le code et les données vous appartiennent. Si cette phrase n'y est pas, posez la question avant de signer, pas après.


5. Ce qui se passe après la mise en service

Combien de temps les corrections sont-elles prises en charge, qui héberge l'outil, ce que coûte une évolution plus tard. Chez moi, je reste disponible les trente premiers jours, et la suite se décide ensemble.


6. Le calendrier de paiement

Un acompte au démarrage, puis des versements liés aux livraisons, c'est sain pour les deux côtés. Un paiement intégral à l'avance, beaucoup moins.


7. Les hypothèses

Tout devis repose sur des suppositions : le nombre d'utilisateurs, le volume de données, les logiciels à raccorder. Si elles sont écrites, vous savez exactement ce qui fera bouger le prix. Sinon, vous le découvrirez en route.


Les formulations qui doivent vous alerter

« Solution clé en main » sans liste de fonctions : le mot ne veut rien dire tant qu'on ne sait pas ce qu'il y a dedans.

« Site ou application illimité » : rien n'est illimité, et ce genre de promesse se paie plus tard en discussions.

« Maintenance incluse à vie » : personne ne peut s'y engager sérieusement.

Un prix très bas avec un périmètre vague : le prix finit toujours par rejoindre la réalité du travail, sauf que vous l'apprendrez en cours de route.


Comparer deux devis qui n'ont pas le même prix

Mettez les deux périmètres côte à côte, ligne par ligne. Dans la grande majorité des cas, l'écart de prix s'explique par ce que l'un inclut et l'autre pas : la reprise des données, les tests, la formation de l'équipe, l'hébergement la première année.

Si après ce travail les deux périmètres sont vraiment identiques, alors seulement la question devient « pourquoi cet écart ». Et là, il est légitime de la poser directement.


Comment je procède

Vous recevez une proposition écrite avant que rien ne commence : ce qui est prévu, ce qui ne l'est pas, le prix et le planning. Rien ne démarre tant que vous n'avez pas dit oui.

Les ordres de grandeur sont sur la page tarifs, et cet article détaille ce qui fait monter le prix.

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