Deux bonnes réponses, une seule bonne question
Un logiciel du marché coûte moins cher à l'achat et existe déjà. Un outil construit pour vous colle à votre façon de travailler mais demande du temps et de l'argent au départ. Les deux sont de bonnes réponses, la difficulté est de savoir à quelle question vous répondez.
Voici les six critères que je regarde avec un dirigeant pendant le premier appel, dans l'ordre où ils comptent.
1. Combien de vos règles le logiciel refuse
Testez un logiciel du marché avec vos trois cas les plus pénibles, pas avec le cas standard. Si les trois passent, achetez-le. Si un seul ne passe pas, regardez ce que ça coûte de le traiter à la main, chaque semaine, pendant cinq ans.
C'est le critère qui décide le plus souvent, et c'est celui qu'on regarde en dernier parce qu'on commence toujours par comparer les prix.
2. Ce que vous payez vraiment, sur cinq ans
Un abonnement par utilisateur paraît indolore à trois personnes. À douze, avec deux options en plus, c'est un budget. Un outil à vous coûte cher une fois, puis presque rien, hors hébergement et maintenance.
Faites le calcul sur cinq ans, avec l'effectif que vous visez, pas celui d'aujourd'hui. Mes repères de prix sont sur la page tarifs, ça vous donne un ordre de grandeur pour la colonne de droite.
3. Qui détient vos données, et à quelle condition
Vérifiez deux choses avant de signer : pouvez-vous exporter la totalité de vos données, dans un format lisible, sans demander la permission ? Et que se passe-t-il si vous arrêtez de payer ?
Beaucoup d'éditeurs répondent correctement à ces deux questions. Certains non. C'est le moment de le savoir, pas dans trois ans.
4. La vitesse à laquelle vous en avez besoin
Un logiciel du marché est utilisable la semaine prochaine. Un outil sur mesure demande quelques semaines pour sa première version. Si vous avez un problème urgent, prenez l'outil existant maintenant, quitte à construire plus tard ce qui vous manque vraiment. Ce n'est pas un échec, c'est une étape.
5. Ce que ça change pour vos clients
Une plateforme de réservation ou de commande met souvent sa marque devant la vôtre et garde le contact avec vos clients. Pour un usage interne, ça n'a aucune importance. Pour tout ce qui touche à votre clientèle, ça en a beaucoup.
C'est la raison pour laquelle j'ai construit BIMI : les commandes et les réservations arrivent au nom de chaque restaurant, sur son propre site.
6. Qui va s'en occuper chez vous
Un logiciel du marché est mis à jour par son éditeur. Un outil à vous a besoin de quelqu'un, en interne, qui sait ce qu'il doit faire et qui peut répondre aux questions pendant qu'on le construit. Si cette personne n'existe pas, le projet prendra du retard, quelle que soit la qualité du prestataire.
Le raccourci
Si vous ne deviez garder qu'une règle : achetez ce qui est pareil chez tout le monde, construisez ce qui est propre à vous.
La comptabilité, la paie, la messagerie : achetez. La façon dont vous suivez un chantier, dont vous composez une tournée ou dont vous facturez vos abonnements : là, ça se discute.
Une troisième voie qu'on oublie
Entre les deux, il y a souvent une option plus simple : garder vos logiciels et les faire communiquer. Vos devis restent où ils sont, vos factures aussi, et on construit juste le pont qui manque entre les deux. C'est moins cher qu'un outil complet et ça règle une bonne partie des doubles saisies.
Le détail est sur la page développement sur mesure et sur le service application métier. Si vous voulez savoir dans quel cas vous êtes, j'ai écrit un article sur les situations où construire se justifie.
Parlons-en 30 minutes, et je vous dis franchement ce que je ferais à votre place.




